Le classique savarin Roumain maison : Savarine bune de casă

Peut-être un des desserts les plus emblématiques des emprunts des Roumains à la cuisine française, les Savarine racontent des siècles d’histoire.

Aux alentours de 1850, à la veille du Second Empire, le savarin est inventé dans une pâtisserie parisienne, baptisée en l’honneur de l’auteur de « Physiologie du goût », l’un des textes fondateurs de la gastronomie, Jean Anthelme Brillat-Savarin. Le nouveau savarin, un baba au rhum revisité au kirch et agrémenté à la crème chantilly, est rapidement adopté et importé par les Roumains. A la veille de la naissance de la Roumanie unifiée, la noblesse roumaine scolarisée à Paris, friande des délicatesses françaises, l’introduit rapidement dans son pays natal, qui l’adopte sans hésitation : Savarina est ainsi né.  

Une centaine d’années plus tard, Savarina se retrouve en Roumanie dans les « cofetarii », qui sont des sortes de salons de thé où l’on peut acheter ou consommer sur place des pâtisseries et des viennoiseries. Hélas, le sirop de sucre et les arômes de rhum arrangé ont remplacé l’alcool. Savarina porte invariablement un chapeau de gelée rouge, et est généreusement garni de crème chantilly. Il a néanmoins réussi à traverser l’histoire, devenant ainsi la madeleine de Proust des jeunes nés en Roumanie sous le régime communiste.


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